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Sinawali & désarmements

Eskrima

Sinawali & désarmements

Deux signatures de l’Eskrima, souvent spectaculaires mais surtout très formatrices : le Sinawali (les moulinets à deux bâtons) et le désarmement. L’un construit la coordination, l’autre apprend à reprendre l’initiative.

Le Sinawali : « tisser »

Le mot vient du sawali, le tressage de bambou des maisons philippines : en Sinawali, les deux bâtons s’entrecroisent comme des fils. Ce n’est pas qu’un bel exercice — c’est un outil d’entraînement qui développe :

  • l’ambidextrie et la coordination des deux mains ;
  • le rythme et la fluidité (le fameux « flow ») ;
  • la précision et la mémoire des trajectoires.

On travaille des patrons (single, double, reverse sinawali…) d’abord lents, puis de plus en plus vifs. Ce qui s’y acquiert se transfère ensuite au bâton simple, au couteau et aux mains nues.

le tissage des bâtons
Pratiquant d’Eskrima en garde à deux bâtons (sinawali)
Le travail à deux bâtons développe la coordination des deux mains.

Le désarmement

Désarmer, c’est retourner l’arme contre celui qui la tient, ou la lui faire lâcher. Quelques principes communs :

  • D’abord la sécurité. On contrôle la main armée avant tout — souvent après avoir « defangé the snake », c’est-à-dire frappé la main pour l’affaiblir.
  • Le levier, pas la force. On agit sur le point faible de la prise (le pouce, l’articulation du poignet) plutôt que de tirer sur l’arme.
  • Un dernier recours, pas un but. Un désarmement est avancé et risqué : on ne le tente que lorsque la position le permet. L’objectif reste de mettre fin à la menace, pas de « faire joli ».
Couteau traditionnel philippin (guna) posé sur du bois
Une lame traditionnelle philippine : le corps à corps armé, c’est le domaine du corto.

Ces gestes se comprennent mieux à la lumière des distances de combat (le désarmement vit surtout au corto) et des angles d’attaque.

Note : les noms de patrons et de désarmements varient selon les styles. Présentation volontairement générale ; l’apprentissage réel se fait au contact, avec un encadrement. Sources : Wikipédia (Arnis, Sinawali) et documentation des arts martiaux philippins. Schéma : Académie Tan Sao. Photos : « maître aux doubles bâtons » par Mr.sifu (CC BY-SA 4.0) et « couteau Guna, Philippines » par Obsidian Soul (CC0), via Wikimedia Commons.

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